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L Maginot et T P Montmédy

L Maginot et Tête de Pont Montmédy

 - Donc , on est sorti du massacre , de l'Apocalypse, dans cette fin d'année 1918;.

 - La France est victorieuse , mais écrasée ; un auteur américain , de l'entre deux-guerres , a écrit : "la France est morte au champ d'honneur," . C'est un peu comme un boxeur victorieux , mais qui ressent des problèmes , ou qui meurt, quelques jours aprés sa victoire aux points. Et l'ennemi est toujours là , même si le régime impérial a fait place à une république , de Weimar ; et Weimar n'est pas Berlin; et tous les officiers de l'armée impériale , qui rentre dans la Reichwehr, ou ailleurs, ne s'estiment pas vaincus, et la pangermanisme n'est pas disparu . Donc , la revanche se prépare. En conséquence , l'état- major français , renseigné , se prépare à la défense ; car c'est tout ce que l'on peut faire : se défendre , car on ne peut plus attaquer : 1.385.000 Tués, soit le quart des effectifs des troupes , plus de 300.000 Invalides ," en petites poussettes ou chariots noirs" avec des roues ( souvenirs d'enfant) et des traumatisés psychiquement , et des gazés qui meurrent , s'étouffent , ou se pendent de douleur ( non comptés dans les tués de la guerre !!! mais les enfants sont néammoins , et heureusement , Pupilles de la Nation ; connais çà!). Ils meurrent , axphysiés , les poumons grillés , en 1925 , 1934, 1936.... - Le Pangermanisme est  toujours virulent, activé - en plus- par la crise de 1929 , et par la dé-fierté résultant des dispositions du Traité de Versailles. Au sujet du pangermanisme , "d'avant la guerre" ( 1 ere G.M) lire un auteur belge : Henri Charriaut , " la Belgique , terre d'héroïsme" 1915 , Flammarion , sur les menées expansionnistes , manoeuvres et menaces sur le petit royaume , entre 1890 et 1914....ainsi que les maneuvres juste avant l'attaque , et début Aout 1914 , quand ..l ' Allemagne  essayait de " filocher" avant de rentrer en Belgique " en douceur" , pour tourner le dispositif français et l'envelopper : affiche allemande , pour " amadouer", ou faire peur ou contraindre les Belges, afin de laisser libre le passage aux troupes impériales " de gré ou de force".....  

   Il faut donc se protéger ; et comme à Verdun , les résistances se sont cristallisées autour , et dans les vieux forts ( déclassés ou périmés ) Séré de Rivière , forts qui ont servi de P.C, d'abris , de refuges , d'infirmerie, bien qu' ils soient périmés et désarmés , on va refaire un système semblable mais mieux ; ( les forts ont été privés de leurs 1200 -environ- tubes , vieux, début 1915, pour suppléer au manque d'artillerie lourde ; il s'agissait , surtout de canons de 90mm , 120mm, 155mm de Bange ...) Et comme on a appris beaucoup de choses pendant Verdun - dessous 1916 ou 17 , et que l'on connait bien les Festen allemandes , on fait un coktail de tout celà et on sort : la CORF et la Ligne Maginot ( qui aurait pu aussi s'appeler ligne Painlevé ; mais c'est Maginot , ministre , qui a fait le discours à la Chambre  et en a été l'artisan acharné)).

  - Donc , la ligne Maginot couvrira un bout de frontiére ,en particulier le secteur de la sidérurgie lorraine , et les territoires repris à l'Allemagne ; le pouvoir royal ,ou républicain se ré-installe " chez lui", et pour bien marquer les esprits - " c'est chez moi": installe des forts , pour " baliser "le terrain , (  de la même manière que des animaux "marquent" leur territoire : c'est l'être qui est comme çelà, sinon " on se fait bouffer") .

Forts des enseignements de la Grande Guerre, la C.O.R.F construit la Ligne Maginot  principalement sur deux points :- arret sur la ligne des feux - c'est  du pur Vauban, par des casemates tirant en flanquement, s'épaulant l'une l'autre, CF les casemates en ligne des Vosges, datant de 1931 , et - - ligne des observatoires , servant de " sonnettes armées" , observatoires forts-cuirassés, observant pour le compte de l'artillerie -; cette artillerie , placée dans les gros forts ou en arrière et en intervalles , écrase tout ce qui se présente ; elle est devenue " la reine des batailles -tant qu'elle a des obus "Et puis , l'artillerie vaut mieux " que le mur des poitrines" , telle est la phrase choc d'André Maginot, déterminante pour que la Chambre se décide à construire une barrière sérieuse contre le futur assaillant.

 Que dire sur la Ligne Maginot ? elle est un peu trop grosse , par endroits; et également, c'est un outil splendide qui a été construit, et qui a été le plus mal utilisé....

 Constitution sommaire: - il ya les lignes de casemates, sur la ligne d'arrêt , matérialisée par les réseaux de fils barbelés et les champs de rails anti-char. - il y a les observatoires d'artillerie,protégés sous du béton et de l'acier, et communiquant par téléphone;, liés à un ouvrage , ou indépendants  - il y a l'artillerie , interne à la Ligne : en batterie de trois piéces,ou deux, anti-personnels :75mm-81mm, ou en tourelles,, ou anti-oeuvres: 135mm - et externes : artillerie arrière, anti-personnels, avec des tubes de 75 mm , ou anti-oeuvres : 155 mm ou plus  . Le tout est relié par téléphone, par un réseau sécurisé, protégé , enterré , relayé par des systèmes , dans des chambres ou boites de coupure ,; une immense nappe de cables souterrains , foisonne en arrière des blocs, ouvrages , et se raccorde au réseau civil - P T T. L' intérieur d'un ouvrage, simple casemate , ou trés gros ouvrage , a tout ses postes d'observation ou de  tirs, entiérement liés . C' est à dire que le guetteur en poste dans la cloche GFM Gauche de l'abri- du Bichel- Sud ( sud est du G.O Métrich - est de la Moselle-fleuve) peut rendre compte immédiatement, à son officier - chef de bloc, ou demander à son collégue de la cloche GFM, droite " pourquoi çà bouge dans tel secteur",; et l'officier-chef de bloc , peut informer immédiatement le P.C de Métrich  " que çà bouge dans tel secteur" , le P.C de Métrich  agira tout de suite en conséquence , par des tirs pré-réglés car  pré-repérés , piéces d'artillerie à l'abri, et trés approvisionnées ( - -  Mais, mais " seulement dans la journée , quand on voit clair ! car la nuit , la ligne Maginot est aveugle et sourde ! seul , le piéton,  ou le fantassin allongé dans l'herbe, et l'humidité, peur entendre et percevoir , durant la nuit! car la nuit , on n'observe que par les sons , les bruits, les petits bruissements , et les coins de l'oeil  , en balayant  , et " en triant " tous les petits bruits de la nuit, de tout ce qui circule et grouille  l ' observation de nuit se fait à l ' oreille et non aux yeux ; attention : c' est  le déplacement d'un hérisson  qui ressemble le mieux à  la marche d ' approche d' un homme dans la nuit  , tout doucement !).( et la nuit , quelqu 'un de non habitué , " voit des fantômes partout", s ' affole , tire sans ordre , et...tue son meilleur copain qui est en poste à côté ...!  ou rafale une patrouille amie de retour ! ).

 -  Constitution- Protection des observatoires : un guetteur, ou un observateur, qui observe le terrain avec des jumelles ( et ses millièmes ! sur echelle); L e tout  étant  situé dans et sous une cloche en acier dur, épais  de:25 cm, modéle A , ou 33 cm (c'est mieux ) modèle B , ou à partir d'un périscope logé dans une cloche ad-hoc - VDP- ; enchassées dans la dalle d'un bloc en béton armé, 2,5 ou 3 mètres d'épaisseur ; une autre cloche GFM assure une certaine protection dans  les alentours, par son fusil-mitrailleur servi par deux hommes ; l'observateur rend compte de ce qu'il voit par téléphone à qui de droit ; il peut aussi communiquer, soit par téléphone soit par tube acoustique avec les gens de son propre bloc; le bloc peut être indépendant, tout seul , dans la nature , tel l'observatoire de Puxieux, ou intégré dans l'ouvrage : cloche VDP de Latiremont G.O , ou celle du bloc B 2 des casemates de la Croix de Villy ( érigées en fort de Villy-la Ferté , par les malheurs de la guerre ) ; Dans le cas d'un observatoire interne à un ouvrage, l'observatoire " vit " avec l'ouvrage ; dans le cas d'un observatoire indépendant et isolé -     l'observatoire " vit" sa propre vie comme une casemate de ligne : avec son équipage de 8 à 10 hommes, son groupe-électrogène, sa cuisine, ses conserves, ses WC, ses couchettes spartiates, une cellule de moine pour le chef de bloc - observateur...et le bloc -répartiteur de téléphone avec ses" paires " de cables  torsadés  ; les cables s'enfoncent dans le sol , logés dans des buses de béton, en tranchées de trois mètres de profondeur ; - à 500 mètres - un km en arrière de la ligne. d' arrêt , ce cable de téléphone logé dans ses buses de béton se raccorde à un bloc -chambre - ou boite- de coupure , ou de raccordement ; c'est un petit bloc de béton armé, avec une porte latérale, ou une trappe , dans lequel se trouve un boitier répartiteur , raccordé au réseau principal ; ce qui permet de relier, par l'intermédiaire des P.C d'ouvrages, et de communiquer immédiatement toutes les informations, protégées  

  Comment çà marche ? : trés bien . Les gros ouvrages , par mesures de sécurité , possédent deux réseaux de sortie s( ou entrées) de cables, trés séparés, afin d'éviter les destructions  par bombardement , par coupures de cables enterrés. Chaque bloc -chambre de coupure posséde une ouverture fine et plate afin de glisser, puis raccorder à une barrette , toutes les lignes des troupes " de campagne" , d'intervalles, qui utilisent des "fils à terre" ( posés par terre , sur le sol , ou dans un sillon-fouille). -Boites de coupure du fort du Chénois , Est et Ouest.  1 ere, 2Eme,3 eme 6 eme phootos: chambre de coupure  Est du Fort du Chénois, ruisseau de la Guerlette ( et sortie d'égout) au 5 327240 E / 49 572898 N.( Wikimaginot).

   barrette raccord fils Tr campagnecomms-hatch-400m-sud-le-chenois-pic21.jpgtuyaux à cables téléphone ds bloctrappe bloc boite coupure                      boite coupure Chénois Ouest/galerieBloc-ch coupure:répartiteur ferraillébloc-boite de coupure téléphone

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