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Annexe- Radio

Annexes Radiophonie 1940.

.La radio - 1940.

C 'est un moyen de communication trés rapide , flexible, direct , " sur le champ "; mais fragile et espionnable; c 'est peut -etre pour celà , que le haut- commandement français, maitre d ' oeuvre des cours et enseignements , donc des documents , les a  fait , en 1940 ,  peut-être , aussi rébarbatifs .

En effet , quand on compulse de la documentation d' Ecole des Transmissions,d'avant 1940,on peut trouver par exemple ceci: - dans un bouquin de168 pages sur les postes radio de l'armée française de 1940 , on a 148 pages de : " ondulation , hétérodyne, condensateur variable, filament de chauffage( " çà , encore, çà se comprend !") , super-hétérodyne , réaction ,la bigrille , et le courant -grille de champ ... et patati ; comme si , pour apprendre à conduire un V.L , on disait :" écoute bien Arthur - ou Ali, je m'en vas t ' expliquer la formule chimique du pétrole; tu enléves les atomes de carbone " C", puis les combine à la chaine, avec les ions positifs, et les ions négatifs; çà donne des calories " en paquet"; et puis tu fais pousser par Carnot (Lazare!)et ses principes , et çà roule! " Et aprés , on prend le volant . Voilà comment on perd une guerre, hélas ! Avec trop de théories paralysantes et apeurantes..." Le képi ! mettez le képi! je ne vous le répèterai pas!". Et puis , le commandement n ' aime pas la radio , impersonnelle, non " visible", l' interlocuteur n ' est pas là , on ne le voit pas, on ne voit pas s' il ment , s' il dissimule, s'il " tripote"...., s' il désobéit , ou surtout , surtout , s' il fait preuve d' initiative , et , soit " râte la marche" , ou bien , étant au coeur du problème , et sur le terrain , " remporte la victoire "' locale, " sans son chef ; ce fait ravalerait le chef au niveau " de rien du tout"...( cette chose n' a jamais existé chez les Allemands, où l ' esprit d' initiative est libre, " la bride sur le cou" - et non la bride autour du cou......) ( trés vécu)...

  Donc , il ne reste que 20 pages sur les postes-radio , et pas grand chose sur leur utilisation ; et ce qui compte , dans la radio , c'est " la culture-radio" , comme actuellementt - surtout les jeunes- ,qui ont la "culture-téléphone portable, SMS et MMS " ; tac tac tac , rapido-presto !  Avant , sans trop d'entrainement sur les postes radios, le temps de regarder comment çà marche ,peu de pratique , beaucoup de contraintes dans les procédures- radio, méconnaissance des terrains ,de la météo-ciel-nuages et " zones d' ombres ! !", beaucoup de temps était perdu sur le " terrain" ...;." et l' ennemi est derrière vous avec son fusil dans vos reins ! ou bien Saint-Pierre vous dit d'entrer!";;......( la radio , c 'est comme un fusil ou un pistolet ; il faut que çà soit " au bout du bras", ou " au creux de l ' épaule" , en épaulé-jeté, en s' entrainant , s' entrainant ; c'est une arme ; et une arme , c' est la suite de soi même ; çà vient du fond de la tête ").("quant aux jeunes actuels,rapides en utilisation des tél.portables,ils feraient bien de se réapproprier l'orthographe").

    -     La radio est d'une utilité primordiale au combat. Exemple flagrant :- le siège ,  puis la chute de Maubeuge , le 8 Septembre 1914 à 8hes; la place forte de Maubeuge était assiégèe fortement et retenait plus de 60.000 Allemands , " pressés d'en finir" , aprés huit jours de siège, car les troupes auraient été plus utiles , lors de la bataille de la Marne ," plus loin",qui se déroulait plus au sud , vers la Marne et Ornain . Or , les installations radio avaient été vite détruites,et le général Fournier , commandant  d' armes de la place , n'utilisait plus que les pigeons voyageurs pour communiquer avec l ' arrière; si le Général Fournier avait été bien mieux renseigné par radio , il aurait " trainé les pieds " , fait durer les combats , et  ainsi retardé  la réddition de la place ", donc immobilisé plus d' assaillants assurant le siège ; ce qui aurait entrainé moins de monde contre Franchet d'Esperey , qui aurait pu ainsi conduire ses troupes bien plus loin que les crêtes de l' Aisne ou du Chemin des Dames, et , qui sait , fait tourner en déroute la retraite allemande - extrait de " Général Palat," 1914.ancien.free"......- Retraite allemande aprés la victoire de la Marne: voir général Chambe " au temps des carabines":  - le Lt de cavalerie Chambe , les 4-5-6 septembre 1914 , se trouve vers Sissonne, Marchais, Liesse, avec devant lui : RIEN, sauf un trou énorme entre deux armées allemandes ; - " des officiers allemands, prisonniers, pleuraient: " Allemagne, perdue, morte", en voyant "le trou" ; le Lt Chambe, avec ses cavaliers, et une autre section ou peloton, sans radio, ne pouvant communiquer car trop en avant, et la cavalerie Sordet trop usèe- fatiguée, l' exploitation de ce trou n ' a pu se réaliser ; cette exploitation aurait contraint l 'armée allemande à repartir dans ses foyers.( le corps de cavalerie Sordet , plus de huit régiments de cavalerie et infanterie, avec ordres-contre-ordres, demi-tours-avancées-reculs,etc, " n' a fait , en un mois, que 1500km !" "16000 ferrures de cheval !" , chevaux fatiqués- crevés ,croupes en sang car les cavaliers en plus, restaient dessus, assis....)( et les Anglais , eux, marchaient à côté du cheval, pour le dé- fatiguer ...)

(Vauban:"les places fortes retiennent les ennemis,le temps que la diplomatie jette le trouble chez les alliés et les retourne").

  Divers postes français :

 -  E - R 17 modèle 1934.   ( terrestre)   radiotélégraphie ; 57 kg ; quatre hommes de service . gamme : 120 à 220 mètres , portée :5 à 12 km : affecté au régiment d' infanterie                                                                                                                                                                                                                                                              -   E R 40 modèle 1935 (.terrestre) téléphonie uniquement; gamme:5m-6m,50, portée :1200 mètres à 8-10 km ; effectif : six postes par bataillon , non affectés aux compagnies ( mais délégables) ; à dos , équipe de Deux  hommes;  20 kg : utilisation possible en progression ou marche ; dans l'artillerie , s'utilise par les observateurs au sol " ou en ballons " ( ballons Caquot , deux ou trois sont installés " à demeure" sur la Ligne Maginot en Alsace du Nord ; où ?exactement : ? ).

- ER 53 , en graphie seule , sur des chars dont le B 1 Bis ( " quand çà remue,allez donc taper du morse ") et le E R 55 en phonie sur B I Bis , et sur d' autres ( peu).

 Les lampes , amovibles et changeables sur le terrain , sont en verre, carénées de tôle, comme les bonnes vieilles lampes des " TSF" domestiques ; il n' y a pas encore de " lampes plates" comme celles utilisées par les Allemands, tôlées directement sur le verre (4 à 5 cm de hauteur au lieu de 10 à 15cm) telles les Téléfunken ou Saba; on est bien loin , encore , des "rimlocks", des transistors , ou de la technique actuelle des circuits" nona"(etc)..... ;   pour 1932- 34 , ces postes étaient trés convenables , et suffisants ; mais les Allemands ,lors de la reconstruction de leurs armées , se sont mis à construire en masse des postes -radios, des systèmes d'utilisation performants, mais surtout , se sont déchargés complètement de la doctrine rigoureuse prévalant dans l' Armée Française : en clair, parlant " en clair" , sur le terrain , c ' était la rapidité  qui prévalait :: " il y a un trou à cet endroit , 300 mètres à gauche;  Vu le trou ? ;donc ,tu fonces direct dans ce trou avec quatre véhicules et  t u contournes  par où tu vois- tu peux , et  tu applatis ! Exécution ; terminé". En France , l'officier qui fait çà , qui dit çà , surveillé par le réseau radio , se prend une claque , et se " fait jeter".....( " Képi ! mettez le képi!") 

  - En plus , en dotation tant dans le Génie , que l'artillerie, que l' infanterie ( un poste au régiment et un au bataillon) , et également au local -radio des blocs d'entrées de tous les ouvrages Maginot , il existe le récepteur R  11 ; il fonctionne entre 100 m et 1000 mètres de longueur d'onde .  Mais , horreur ! , et celà explique la future défaite : " ce poste est destiné à assurer la liaison avec l'avion d' accompagnement de l' INF et avec l'avion de contrôles de tirs de l' ART...émissions radio téléphoniques et télégraphiques...La liaison avec l'avion s' effectue...avec le R 11 , les signaux Morse de l'observateur ( app E 34) AUQUEL ON REPOND A TERRE PAR DES CHIFFRES 0 à 99 par PANNEAUX ! ! !"  Polémique ( perso) : le type qui observe dans un avion qui remue , et qui fait du morse  doit faire un signal Morse bizarre....Bonjour la manipulation ! et ce même type  qui observe à travers des nuages ou des brumes ou fumées et essaye de lire des panneaux au sol , surtout si le vent ( fripon !) les chasse ! : la guerre était perdue d'avance avec des généraux-panneaux et des états-majors-morse , imaginant des conditions idylliques de lutte , l'ENI étant .... bien plus loin.  D'accord pour les panneaux , codés , pour signaler une présence sur le terrain , pour ne pas se faire tirer dessus ....Mais quant  à correspondre du sol avec un avion , même volant à 200 km/Hre, c'est....dur-dur.(faisable sur un terrain de manoeuvre aprés le repas au mess , surtout s'il a été arrosé).

  ....Mais , chose "méchante " à dire, vérité qui fache : " le chef français n'aime pas la radio; car ce qu'il veut , c'est commander directement de vive voix avec des subordonnés ( " des inférieurs", comme entendu plusieurs fois !) ; il veut commander à des gens auxquels il n'a pas forcément confiance entièrement, ou à des cadres qu'il considère "moins intelligent que lui" ; çà n'est pas le cas général, mais le cas assez courant ; donc , la radio " trahit" sa pensée et son égo ; Dieu merci , çà n'est pas la généralité ; mais ?! ( avec la radio , " on n'est pas là , pas vu , pas pris ,on peut se cacher , mentir, trahir, voler, voler de ses propres ailes et aller vers la victoire, et être mieux que le chef ! on peut lui être supérieur , donc le surpasser , le surclasser , le déchoir !)( 37 années d 'uniforme et de radios , trés modernes, clic-clic-clac-clac !)

                      Central téléphonique;La Ferté,Sam 18 Mai 2013 - Cadillac du Mal PETAIN;O%! la Ferté S18 MaiLa Cadillac du Maréchal Philippe PETAIN, arrivant à la Ferté , samedi 18 Mai 2013 au matin; aucun rapport avec la radio, ou la téléphonie sur la Ligne Maginot , mis à part , QUE, c'est la Cadillac, voiture d'apparat du Mal Ph Pétain, de 1940 à 1944; objet rare : il n'y en a qu' une, appartenant à un monsieur de Reims.....belles choses ce samedi 18 Mai, trés beau temps, à la Ferté. ( et aprés : deux jours de pluie-boue-pas drôle-dommage)  Garée à côté d' une trés  belle collection d'appareils radio ou téléphoniques , dont un E R 40 splendide , à la Ferté, amenée par un privé ; privé qui a vite remballé, chassé par les éléments défavorablesles 19 et 20 Mai ; dommage pour l'équipe de la Ferté ,qui s' est décarcassée ,ainsi que pour les autres,( qui ont dormi sur la paille " au frais") ;. le temps n' y était pas ;  c' était le contraire du temps de Mai 1940 qui a profité aux avions allemands ; là ,ce 18 Mai 2013, ils n'auraient pas décollé car le plafond était nul , ou trés bas , et mouillé.  ( Ml Pétain: bas de page).

 - Petit tour " en face": voir site sur radios allemandes :"did.panzer.pagesperso-orange.fr/Pz.radio htm"; bien . .... 

  -  Etat des matériels radio et télégraphie dans l 'Armée Française en 1939 : ( Cr Gal Hoff - 1982)

        - Fortifications : OCTF / 500 postes  ,  R et F :  200   ; et pour les sapeurs-télégraphistes , en télégraphie :  F 250 :  50  pièces , F 50 :  100 pièces.  

         - TERRE   -  Cavalerie  :  E R 26 et R 61 :  400 ;  E R 27  et R 61 :  50  ;   E R  29  : 200 ;    chars de cavalerie :  E R  62 :  100; portées : ER 29 5 Km, ER 26 (commandement ) : 30 à 60 km , et accessoirement ER 28 , 2 km .

                            -Infanterie et artillerie :  E R 17  : 2500     Artillerie : E R 22  :  2000   ;   sapeurs : E R 12  ; infanterie  :  4000 

                              récepteurs d' infanterie  R 11 : 3000.

                              chars D   : E R 52 : 200 ;   chars légers : E R 51  : 200 , et  100  ;  chars lourds B :   E R 53 :100 ;  récepteurs R 15 : 1000 . E R 30 et 

                                 récepteurs R 30: 500 pièces....

                               Moyens de transmissions optiques : par phares à occultation, pour l ' Armée de Terre ( comme les marins) ; dans la fortification , phare émettant dans un conduit dit créneau optique, en direction d' un poste récepteur , orienté ad-hoc; grande sécurité de transmission, sauf en cas de brouillard.

                             - Et , au titre documentaire : " au fort d'Issy , lieu du bureau- recherches- radio , il n ' y avait que 30 chercheurs et 50 ouvriers " ; et le budget d ' études  n 'est " que de 600.000 fcs par an en 1930, soit 10 % du budget  - radio , qui n' est , lui , que de 0, 16 % du budget -matériels neufs " ( de toutes sortes) . En résumant un peu ,ou en singeant  , l ' Armée Française , c ' était comme : "  un mec qui va à un rendez-vous important , de travail, d' affaires, ou " gentil", bien sapé , beau costume, belle cravate, belle chemise, bien rasé ,  belles godasses , mais , soit , qui a oublié de se laver- et qui pue la vache-, ou bien qui n ' a pas de chaussettes, ou qui s' est coiffé " avec un pétard -passe encore" , ou " qui a des cheveux pour graisser le camion ", ou bien autres défauts ".....De toutes façons , " il manque toujours une planche !" " même qu 'une seule planche" ; par contre , en face , ILS ont cette planche, et toujours  cette planche ! Question : pourquoi ?  ( " çà m ' a toujours " tracassé "; mais pas empéché de dormir, ou de faire autre chose". But , nobody is perfect !).

- " Maréchal Pétain....:en 1944,ou/et fin 1943 ,( souvenirs !) , à Tournissan , petit village viticole des Corbières , la moitié du village étant communiste , et l ' autre moitié , socialiste ( séparés par une rue , dénommée la Ligne Maginot, rue qui descendait des Ecoles !),il y avait des processions; processions religieuses, votives , qui allaient de l ' église du village jusqu ' à une chapelle, hors le village , la chapelle Saint-Roch ; et sur les quelque 600-800 mètres de circuit, la foule, - et ils étaient nombreux, des femmes, sans maris, prisonniers en Allemagne, quelques hommes, tous anciens combattants de 14-18, des exilés Espagnols, et des gosses, tout ce monde priait- plus ou moins- entrainés par le " ritou" ( curé , en occitan ) et chantaient ; ils chantaient des cantiques , dont " Seigneur, sauvez la France au nom du Sacré-Coeur , etc " ;, et en revenant , ils chantaient " Maréchal , nous voilà...etc " ; à trois ans , ou quatre ans , on enregistre pas mal les choses ; et aussi , on mélange; ou on peut mélanger; et aussi , trés bien enregistrer ; ....que les malins m ' expliquent ce qui se passait en ces temps-là !"....( quelques mois aprés , le village a vu arriver une jeep; j ' ai trainé dans tout le village un fusil ( Mauser) qu 'un homme avec un casque venait de me donner , et qui venait de descendre de la jeep ; puis il est reparti le lendemain ; c' était mon père , lieutenant dans la 9 eme D.I.C ; puis , dix mois aprés, je " montais" en Allemagne, " en occupation" , aprés avoir traversé le Rhin en train, " des soldats allemands-prisonniers sciant des bois d' un pont du Rhin-voie ferrée, le train avançant tout doucement sur la voie, tiré par une loco ( " une vraie, qui fume et qui pue ! ");direction Mestetten et Villingen-Schwarswald, " fûr fier monaten" "..... digression- aparté; mais c' est de la " petite histoire"...).

                            

                                                                                     brochette d'appareils La Ferté S 18 Mai 13 E R 40 ouvert-arrière

E R 40 E R 17

Commentaires (1)

1. PATRICK CONCHON 04/03/2019

ce n est certe pas la cadillac du marechal petain les ouvrants ne sont pas dans le bon sens

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